Vaccination contre le COVID-1/4-Pourquoi un vaccin?

Vaccination contre le COVID-1/4-Pourquoi un vaccin?

Vaccination contre le COVID-1/4-Pourquoi un vaccin?

L’association présente “L’AMALF réfléchit avec vous”, nouvelle rubrique de son site en ligne qui traite des questions d’actualités que le grand public se pose. Pour inaugurer la rubrique, l’AMALF tente de répondre à la question : Que penser de la vaccination contre le COVID ?

Alors que les campagnes de vaccination à grande échelle se mettent en place dans le monde entier, tout le monde se pose des questions à propos de l’efficacité et des dangers éventuels des vaccins anti-COVID. Ces questions sont bien légitimes et l’AMALF tente d’y donner des réponses objectives, basées sur des faits scientifiques. Mais il est nécessaire pour comprendre ces données, de faire un petit rappel de quelques notions fondamentales.
Paul Valery déclarait : « ce qui est simple est faux, et ce qui est compliqué est inutilisable ». Pour tenter de naviguer entre ces deux extrêmes, chaque paragraphe commence par un bref résumé et se poursuit avec un exposé plus développé.

LES CELLULES, COMMENT ÇA MARCHE ?

Les cellules vivantes contiennent un noyau central où l’on trouve de l’ADN, et le cytoplasme, qui remplit le reste de la cellule et contient de nombreux composants dont les ribosomes qui sont de minuscules usines servant à fabriquer toutes les protéines dont les cellules ont besoin pour fonctionner.
L’ADN contient le code génétique de l’organisme et va déterminer la fonction, la forme, le devenir de la cellule.
L’ADN est une molécule très longue, composée d’une succession de petits chaînons appelés nucléotides accrochés les uns aux autres.. Il existe quatre nucléotides différents, dont l’ordre d’enchaînement est très précis et correspond à l’information génétique.
L’ADN est formé de deux brins complémentaires enroulés en hélice (double hélice).
L’information codée par l’ADN est transmise aux ribosomes par une autre molécule, l’ARN messager, qui est une copie en un seul brin d’une région de l’ADN (le gène) qui code la fabrication d’une seule protéine. L’ARN se forme dans le noyau en se collant à une zone de l’ADN, puis s’en sépare et part dans le cytoplasme pour se fixer à un ribosome et lui faire fabriquer la protéine voulue.

UN VIRUS, C’EST QUOI ?

 

  • Ce sont des cellules beaucoup plus petites que celles des autres organismes vivants (par exemple les bactéries), qui restent capables de se répliquer pour se reproduire, mais uniquement avec l’aide d’une autre cellule vivante.
  • Contrairement à toutes les autres cellules, les virus ne contiennent qu’un seul type d’acide nucléique, soit l’ADN, soit l’ARN. On parle donc de virus à ADN ou à ARN.
  • Les virus ne possèdent pas de véritable noyau, mais une fine membrane (la capside), qui entoure le génome (ADN ou ARN). La plupart d’entre eux ont une enveloppe composée d’une couche de lipides et de protéines qui leur donne leur forme particulière.
  • Les virus ne possèdent pas de ribosomes et ont donc besoin de pénétrer dans une cellule vivante pour lui faire fabriquer ses protéines. Aucun virus ne peut donc se multiplier à l’extérieur d’une cellule.

Le Coronavirus est un virus à ARN, très gros pour un virus, et entouré de la fameuse capsule en couronne (corona) hérissée de spicules formés par une protéine, la protéine S.

Consulter le schéma

COMMENT SE DÉROULE L’INFECTION PAR LE CORONAVIRUS ?

L’infection se déroule en trois étapes :

1. L’attachement et la pénétration
Le premier stade de l’infection est la rencontre du virus et de la cellule qu’il va infecter. Une zone du virus (le spicule dans le cas du COVID) va reconnaître une zone particulière de la paroi de la cellule, comme une clé qui ouvre une serrure. Seules les cellules qui possèdent la serrure correspondant au virus pourront être infectées. C‘est le cas des cellules des voies respiratoires (entre autres) pour le COVID. Une fois le virus attaché à la cellule, il peut y pénétrer en perdant son enveloppe et en y libérant son ARN.

2. L’expression des gènes et la multiplication du virus
Au sein de la cellule infectée, l’ARN viral joue deux rôles distincts :
D’une part, il est utilisé pour faire fabriquer par les ribosomes les protéines virales qui sont nécessaires à la multiplication du virus (des enzymes), puis à la formation de nouvelles particules virales.
D’autre part, il est multiplié (“réplication”) par l’enzyme ARN polymérase pour former de nouvelles particules virales. Il y a assez fréquemment des erreurs de copie durant ce processus, ce qui peut produire une mutation du virus.
Cet ARN fonctionne uniquement dans le cytoplasme de la cellule infectée et ne pénètre jamais dans son noyau. Il n’a aucune interaction avec l’ADN qui contient le code génétique.

3. L’assemblage et la sortie
L’assemblage et la sortie qui vont mener à la production et la libération des nouvelles particules virales infectieuses, qui sont capables de propager l’infection à d’autres cellules.

PEUT-ON ACQUÉRIR UNE IMMUNITE CONTRE LA MALADIE ?
Il est établi que l’infection par le SARS-CoV-2 induit une réponse immunitaire. La plupart des personnes infectées produisent des anticorps, c’est-à-dire des protéines fabriquées par le système immunitaire, capables de reconnaître une protéine présente en surface du virus, la protéine S (Spike) et de neutraliser. La production de ces anticorps débute après la première semaine et atteint un pic entre la 2e et la 3e semaine suivant l’infection. Ensuite, le taux de ces anticorps semble décroître avec le temps, mais il n’est pas encore possible de préciser combien de temps leur présence persiste.
L’AMALF est une association à but non lucratif regroupant des professionnels du domaine de la santé provenant de France, de Suisse ou de Belgique, et issus de l’église Adventiste du Septième Jour mais pas exclusivement. Outre une éthique chrétienne ce qui caractérise ces professionnels est leur souhait d’apporter leurs connaissances professionnelles et du matériel médical en bon état, à des populations dans le besoin et ceci sans distinction ethnique, de conviction religieuse ou politique.