Un temps pour pratiquer l’économie

Un temps pour pratiquer l’économie

Un temps pour pratiquer l’économie

Dès que la vie s’empare d’une église, celle-ci progresse et grandit. Il s’y manifeste un courant ininterrompu d’échanges: elle prend et donne, elle reçoit et rend à Dieu ce qui lui appartient. Dieu accorde lumière et bénédiction à chaque vrai croyant, qui transmet ces bienfaits à d’autres en accomplissant son œuvre pour le Seigneur.

En donnant une part de ce qu’il reçoit, il accroît sa capacité de recevoir. Il augmente sa réceptivité pour une mesure nouvelle de grâce et de vérité. Il reçoit ainsi des lumières plus vives, des connaissances plus vastes. De cette faculté de recevoir et de donner dépendent la vie et la croissance de l’église.

Celui qui reçoit sans jamais donner perd bientôt la capacité de recevoir. Si la vérité n’émane pas de lui pour aller à d’autres, il devient incapable de recevoir. Nous devons transmettre les biens qui nous viennent du ciel si nous voulons recevoir de nouvelles bénédictions.

Le Seigneur n’a pas l’intention de venir sur la terre pour y apporter de l’or et de l’argent en vue de faire progresser son œuvre. Il accorde des biens à des êtres humains, leur demandant de faire avancer son œuvre par des dons et des offrandes. Parmi les buts que doit se proposer l’emploi des biens confiés par le Seigneur, le plus important est l’entretien des ouvriers dans la moisson. Et si des hommes sont disposés à devenir des intermédiaires par lesquels les bénédictions célestes pourront se déverser sur d’autres, le Seigneur leur accordera ses bienfaits. Le fait de rendre à Dieu la part qui lui revient ne saurait nous appauvrir; c’est, au contraire, en retenant que l’on s’appauvrit.

 

Un temps pour pratiquer l’esprit d’économie et de sacrifice

Dieu invite son peuple à prendre conscience de ses responsabilités. Un flot de lumière jaillit de sa Parole, et il faut que les devoirs négligés soient désormais remplis. Lorsqu’ils seront à nouveau mis en pratique, en particulier en apportant au Seigneur les dîmes et les offrandes qui lui appartiennent, une voie s’ouvrira au monde pour qu’il entende le message que le Seigneur lui destine.
Si le peuple de Dieu était pénétré de son amour, si chaque membre d’église était animé par l’esprit de sacrifice, nous ne manquerions pas de fonds pour nos pays et pour les missions; nos ressources se multiplieraient; des milliers de portes s’ouvriraient par lesquelles nous serions invités à entrer. Si le dessein divin de donner le message de miséricorde au monde s’était réalisé, le Christ serait déjà revenu, et les élus seraient entrés dans la cité de Dieu.
Si jamais il y eut un temps où des sacrifices devraient être réalisés, c’est maintenant. Mes frères et sœurs, pratiquez l’économie dans vos foyers. Débarrassez-vous des idoles que vous avez élevées devant Dieu. Abandonnez vos plaisirs égoïstes. Je vous supplie de ne pas dépenser de l’argent pour embellir vos maisons; car votre argent appartient à Dieu, et vous devez lui rendre compte de l’usage que vous en faites. N’employez pas l’argent du Seigneur pour satisfaire les fantaisies de vos enfants. Enseignez-leur que Dieu a des droits sur tout ce qu’ils possèdent, et que rien jamais ne peut annuler ces droits.

L’argent représente un moyen nécessaire. Ne le prodiguez pas en faveur de ceux qui n’en ont pas besoin; mais il y a toujours quelqu’un qui peut profiter de vos dons volontaires. Il y a tous ceux qui souffrent de la faim. Vous pouvez dire: je n’arriverais pas à les nourrir tous. Mais si vous pratiquez l’économie conseillée par le Christ, vous pourrez subvenir aux besoins d’une personne au moins. « Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. » Ces paroles furent prononcées par celui dont la puissance réalisa un miracle pour répondre aux besoins d’une multitude affamée.

Si vous avez des habitudes de prodigalité, débarrassez-vous-en d’un seul coup. Si vous ne le faites pas, vous serez en faillite pour l’éternité. Des habitudes d’économie, de diligence et de sobriété représentent pour vos enfants un héritage bien préférable à celui de la richesse.

Nous sommes des pèlerins et des étrangers sur la terre. N’employons pas nos moyens à satisfaire des désirs que Dieu voudrait nous voir réprimer. Vivons raisonnablement notre foi en restreignant nos besoins. Que les membres de nos églises se lèvent comme un seul homme et se mettent au travail avec ardeur, avançant dans la pleine lumière de la vérité destinée aux derniers temps…

Quelle valeur peuvent bien avoir d’immenses richesses lorsqu’elles sont investies dans des immeubles coûteux ou entassées dans des banques ! De quel poids pèsent-elles dans une balance en comparaison du salut des âmes en faveur desquelles le Christ, le Fils du Dieu infini, est mort ?

 

Un privilège et une responsabilité

Les vérités les plus solennelles jamais confiées à des êtres mortels nous ont été données pour que nous les proclamions au monde. Cette proclamation représente l’œuvre que nous devons accomplir. Le monde doit être averti, et le peuple de Dieu doit s’acquitter fidèlement de la mission dont il a été chargé. Il ne doit pas s’adonner à des spéculations, ni s’engager dans des affaires en association avec des incroyants; de telles initiatives l’entraveraient dans l’accomplissement du travail qui lui a été demandé.
Le Christ dit à son peuple: « Vous êtes la lumière du monde ». Ce n’est pas une réalité de peu d’importance que les enseignements, les projets et les plans de Dieu nous aient été révélés d’une manière aussi claire. C’est un avantage remarquable que celui de pouvoir comprendre la volonté de Dieu telle qu’elle est révélée dans la sûre parole prophétique. Cela nous confère une lourde responsabilité. Dieu attend que nous transmettions à autrui la connaissance qu’il nous a donnée. Son dessein est que les instruments divins et humains s’unissent dans la proclamation du message d’avertissement.

 

De Les adventistes du septième jour croient qu’Ellen G. White (1827-1915) a exercé le don biblique de prophétie pendant plus de 70 ans de ministère public. Cet extrait est tiré du livre Conseils à l’Économe (Pacific Press Publishing Association, 1971) pp. 40-42.
Source : www.interamerica.org/fr/2020/11/un-temps-pour-pratiquer-leconomie