Jésus et les médias: les éviterait-il?

Jésus et les médias: les éviterait-il?

Jésus et les médias: les éviterait-il?

Se pourrait-il que Jésus ait transformé des histoires populaires en paraboles du royaume des cieux – même si elles contenaient des questions d’ordre théologique ? Eh bien, oui. C’est exactement ce qu’il a fait. Tandis que nous accomplissons notre mission pour présenter le même royaume en ce 21e siècle, nous devrions, à mon avis, tirer des leçons des méthodes de Jésus au premier siècle.

Les disciples de Jésus et d’autres Juifs de l’époque croyaient que les riches iraient certainement au ciel, et les pauvres, probablement pas. Dans ses sermons, Jésus tenta de corriger cette erreur. Voyant que ses auditeurs ne comprenaient toujours pas (Matthieu 19.23-26), il décida de raconter une histoire bien connue et d’en changer la fin – ce qui fit une impression profonde sur eux. Cette histoire, ils s’en souvinrent, sans aucun doute, jusqu’à la fin de leur vie. Cette histoire, c’était la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31).

La Bible enseigne que les morts dorment et ne peuvent converser (Ecclesiastes 9.5,6 ; Psaumes 115.17,18 ; Psaumes 6.6). Elle enseigne aussi que « l’enfer » n’est pas un lieu de châtiment où l’on brûle éternellement. Malgré les erreurs que cette histoire comportait, Jésus la raconta pour enseigner ses auditeurs. Il l’utilisa parce qu’ils la connaissaient. En illustrant par elle le royaume de Dieu, le Sauveur grava la vérité à tout jamais dans leur esprit. Dès lors, chaque fois que ce thème était évoqué, ils l’interprétaient différemment.

Les médias d’aujourd’hui ont « raconté » de nombreuses histoires à une grande partie de la population mondiale. Des films tels que Titanic ou des séries populaires télévisées ont été regardés par des milliards de personnes des quatre coins du globe. Que se passerait-il si, à l’exemple de Jésus, nous tournions ces histoires bien connues en paraboles du royaume des cieux ? À quoi pourraientelles ressembler ? Comment, par exemple, pourrions-nous transformer l’histoire du Titanic, dont on a fait un film en 1997, en une parabole du royaume ? En nous basant sur le thème du film – un homme sacrifie sa vie pour sauver celle de la femme qu’il aime – nous pourrions dire : « Imaginez que quelqu’un vous a tant aimé qu’il a donné sa vie de son plein gré pour vous sauver, pour que vous viviez… Eh bien, c’est exactement ce que Dieu a fait pour vous en Jésus. »

Puis, il y a les émissions ou les films présentés à la télé qui se focalisent sur les liens d’amitié solides. En nous référant à de telles émissions, peut-être pourrionsnous poser des questions stimulant la réflexion, telles que : « Que se passeraitil si une communauté de personnes vous acceptait exactement tel que vous êtes et vous aimait assez pour vous aider à devenir meilleur ? C’est à ça que mon Église, ma famille spirituelle, ressemble tandis qu’ensemble, nous nous efforçons de ressembler à Jésus. »

Comme le montrent les articles suivants, nous disposons aujourd’hui de nombreux formats de médias – Internet, cinéma, photographie, podcasting – pour nous aider à partager ces histoires, non seulement avec nos propres collectivités, mais aussi avec chaque « nation, tribu, langue, et peuple » (Apocalypse 14.6).

Toute histoire bien connue pourrait être utilisée et partagée de façon créative, telle une parabole du royaume de Dieu. Idée révolutionnaire ? Contradictoire même ? Pourtant, il n’y a rien de nouveau ici. Pendant des siècles, des évangélistes conduisirent des âmes à Jésus depuis le connu jusqu’à l’inconnu, depuis des histoires familières jusqu’à la vérité qu’elles n’avaient pas encore reconnue ou comprise.

Au lieu de laisser le monde nous transformer, pensons plutôt à adapter les histoires d’intérêt humain qu’il connaît déjà, et à en faire des outils utiles dans la proclamation de la vérité du royaume des cieux.

 

De Samuel Neves, directeur adjoint du Département des communications de la Conférence générale des adventistes du septième jour.
Source : Adventist World, Septembre 2017